La coordination estudiantine de l’Université Pédagogique de Kananga (UPKAN), en collaboration avec le comité des femmes travailleuses, a clôturé ce mardi 31 mars 2026 le Mois de la femme par une journée riche en activités culturelles et académiques. L’événement, organisé dans la salle CAVE de l’université, a réuni le Secrétaire général à la recherche scientifique représentant le recteur empêché, ainsi que plusieurs membres du personnel académique, scientifique et administratif.
La cérémonie a été marquée par des conférences, des récitals de poèmes, des prestations de slam et des représentations théâtrales, toutes axées sur la valorisation des droits, de la dignité et du rôle de la femme dans l’espace universitaire. Un moment de réflexion, d’expression et de célébration qui a permis de mettre en lumière la place essentielle de la femme dans le milieu académique.
Dans son allocution, Matthieu Mbumba, président de la coordination estudiantine, a insisté sur la nécessité de renforcer l’égalité des genres et de faire de l’université un espace où les droits et l’autonomisation de la femme sont pleinement respectés. Il a rappelé que « l’université doit être un lieu où les droits et la dignité de la femme sont pleinement respectés au quotidien » et que « les femmes représentent une composante indispensable du monde de l’enseignement supérieur, mais restent confrontées à divers obstacles qu’il faut s’efforcer de lever ».
Godelive Bakaji, présidente du comité des femmes travailleuses, a souligné que cette activité avait pour objectif de sensibiliser les femmes de l’UPKAN à la connaissance de leurs droits et de leur rôle dans la société. Elle a affirmé que « plusieurs femmes continuent d’ignorer certains droits fondamentaux » et rappelé que « tout droit qui n’est pas réclamé n’est pas un droit ». Elle a encouragé les femmes à « s’engager davantage dans leurs fonctions » et exhorté les étudiantes à « prendre leurs études au sérieux, car leur avenir déterminera leur contribution au développement de la province ».
La conférencière du jour, l’enseignante Christine Bilonda, a abordé la question des droits et de la dignité de la femme kasaïenne évoluant en milieu universitaire. Elle a insisté sur le rôle majeur que les femmes doivent jouer dans le développement de l’université, du Kasaï-Central et de la RDC en général. Elle a déclaré : « Aucune société ne peut progresser sans une participation active et respectée des femmes » et exprimé l’espoir que les enseignements tirés de cette journée se traduiront par des engagements concrets au sein de l’institution, ajoutant : « J’attends que chacune mette en pratique ce qui est nécessaire pour contribuer au développement de l’UPKAN ».
La journée culturelle de l’UPKAN a ainsi offert un cadre d’expression et de sensibilisation, tout en rappelant l’importance du combat pour les droits de la femme dans le monde académique. Une manière digne et engagée de clôturer le Mois de la femme.
Denis Ngalamulume



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