Une annonce largement relayée sur les réseaux sociaux ce mardi 24 février fait état de la mort du colonel Willy Ngoma, porte-parole militaire du mouvement rebelle AFC-M23, à la suite d’un bombardement attribué aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
L’information a été publiée par le journaliste Péro Luwara sur son compte X (ex-Twitter), affirmant que « l’AFC-M23 est en deuil » et que le colonel Willy Ngoma aurait trouvé la mort aux environs de 3 heures du matin, lors d’attaques de drones menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo contre des positions du mouvement aux alentours de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu.
Selon cette publication, l’officier rebelle aurait été tué dans un bombardement ciblé. « C’est une grosse perte pour ce mouvement car Willy Ngoma était le visage et la voix de l’AFC-M23 », a écrit Péro Luwara, soulignant le rôle central que jouait l’intéressé dans la communication du mouvement armé.
Un responsable clé du M23
Willy Ngoma était connu comme l’un des principaux cadres et porte-parole militaires du Mouvement du 23 mars (M23), branche armée opérant dans l’Est de la RDC et engagée depuis plusieurs mois dans des affrontements récurrents avec les forces gouvernementales. Très actif dans les médias et sur les plateformes numériques, il intervenait régulièrement pour commenter l’évolution des combats et défendre la position du mouvement.
La localité de Rubaya, située dans le territoire de Masisi, constitue un point stratégique en raison notamment de son importance minière et de sa position géographique dans la dynamique du conflit au Nord-Kivu. Ces dernières semaines, la zone a été le théâtre d’intenses affrontements et d’opérations militaires, incluant, selon plusieurs sources, l’usage de drones armés.
Absence de confirmation officielle
À l’heure actuelle, aucune confirmation officielle n’a été communiquée ni par les FARDC ni par les responsables du M23 concernant le décès présumé du colonel Willy Ngoma. Les autorités militaires congolaises n’ont pas encore réagi publiquement à cette annonce, tout comme les canaux officiels du mouvement rebelle.
Dans un contexte marqué par la guerre de communication et la circulation rapide d’informations non vérifiées sur les réseaux sociaux, la prudence reste de mise en attendant d’éventuelles confirmations indépendantes.
Si elle venait à être confirmée, la disparition de Willy Ngoma constituerait un tournant symbolique pour le M23, dont il incarnait l’une des figures les plus médiatisées depuis la résurgence du mouvement dans l’Est de la RDC.
Les développements ultérieurs permettront d’établir avec précision les circonstances de cet événement et ses éventuelles implications sur la situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu.

