dimanche 23 février 2025

RDC : Joseph Kabila accuse FĂ©lix Tshisekedi d’instaurer un rĂ©gime rĂ©pressif et appelle Ă  une rĂ©solution inclusive du conflit


L’ancien prĂ©sident de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a vivement critiquĂ© l’administration de l’actuel chef de l’État, FĂ©lix Tshisekedi, l’accusant d’avoir instaurĂ© un rĂ©gime marquĂ© par la rĂ©pression systĂ©matique de l’opposition, la censure des mĂ©dias et l’exil forcĂ© de nombreux acteurs politiques, journalistes et leaders religieux. Ces accusations interviennent dans un contexte de tensions politiques persistantes en RDC, oĂą les divergences entre les partisans des deux camps continuent de polariser le pays.

Joseph Kabila, qui a dirigĂ© le pays de 2001 Ă  2019, a dĂ©noncĂ© ce qu’il qualifie de « dĂ©rive autoritaire » du gouvernement Tshisekedi. Selon lui, les libertĂ©s fondamentales, notamment la libertĂ© d’expression et la libertĂ© de la presse, sont gravement menacĂ©es sous le rĂ©gime actuel. « Nous assistons Ă  une rĂ©gression dĂ©mocratique sans prĂ©cĂ©dent, oĂą toute voix dissidente est Ă©touffĂ©e, oĂą les mĂ©dias indĂ©pendants sont rĂ©duits au silence, et oĂą des milliers de citoyens sont contraints Ă  l’exil pour avoir simplement exprimĂ© leurs opinions », a-t-il dĂ©clarĂ©.

Kabila a Ă©galement pointĂ© du doigt les arrestations arbitraires et les intimidations visant les membres de l’opposition, ainsi que les restrictions imposĂ©es aux manifestations pacifiques. Il a citĂ© plusieurs cas emblĂ©matiques, dont celui de leaders religieux et de journalistes qui auraient Ă©tĂ© contraints de quitter le pays sous la pression des autoritĂ©s. « Ces pratiques ne sont pas seulement contraires Ă  l’esprit de notre Constitution, mais elles sapent Ă©galement les fondements de notre jeune dĂ©mocratie », a-t-il ajoutĂ©.

L’ancien prĂ©sident a par ailleurs mis en garde contre toute tentative de rĂ©solution du conflit politique qui ignorerait ces rĂ©alitĂ©s. « Toute initiative de dialogue ou de rĂ©conciliation qui ne prend pas en compte ces violations graves des droits de l’homme et ces atteintes aux libertĂ©s fondamentales est vouĂ©e Ă  l’Ă©chec. Une paix durable ne peut ĂŞtre construite sur l’injustice et la rĂ©pression », a-t-il insistĂ©.

Ces accusations interviennent dans un contexte oĂą les relations entre Joseph Kabila et FĂ©lix Tshisekedi, dĂ©jĂ  tendues depuis la passation de pouvoir en 2019, se sont encore dĂ©tĂ©riorĂ©es ces derniers mois. Les partisans de Kabila, regroupĂ©s au sein du Front commun pour le Congo (FCC), ont rĂ©gulièrement dĂ©noncĂ© ce qu’ils considèrent comme une marginalisation politique et une chasse aux sorcières visant les anciens membres du rĂ©gime. De son cĂ´tĂ©, le camp prĂ©sidentiel accuse Kabila et ses alliĂ©s de chercher Ă  dĂ©stabiliser le pays pour reprendre le pouvoir.

Félix Mulumba

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